Les attaques viennent parfois de l’intérieur...
Quand on parle de transphobie, on pense souvent aux discriminations venant de la société en général : institutions, médias, personnes cisgenres. Pourtant, il arrive que certaines des critiques les plus dures viennent de l’intérieur même de la communauté transgenre. Pourquoi ? Comment gérer ces attaques ? Parlons-en.
Quand la transphobie vient des personnes trans elles-mêmes
Il est difficile d’imaginer que des personnes qui ont traversé des épreuves similaires puissent juger ou rabaisser d’autres membres de la communauté. Pourtant, cela arrive fréquemment :
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L’essentialisme des parcours : Certains considèrent qu’il n’existe qu’une seule "bonne" façon d’être trans, souvent basée sur leur propre expérience. Ils jugent celles et ceux qui n’ont pas suivi le même chemin (hormonothérapie, chirurgie, manière de s’exprimer, etc.).
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Le rejet des solutions alternatives : Pour certains, seules les opérations chirurgicales sont valides. Ils considèrent les binders, packers et autres solutions comme des artifices inutiles, ignorant que chacun vit sa transition différemment et fait selon ses besoins et ses moyens.
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L’internalisation des normes cisnormatives : Certains hommes trans, par exemple, peuvent adopter une vision très stricte et stéréotypée de la masculinité et rejeter ceux qui ne s’y conforment pas.
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Les conflits de génération : Les personnes trans plus âgées, qui ont souvent connu des parcours plus difficiles et moins accessibles, peuvent parfois être critiques envers les nouvelles générations qui ont accès à plus de ressources et de visibilité.
Pourquoi ces tensions existent-elles ?
Ces conflits internes peuvent être dus à plusieurs facteurs :
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Le traumatisme et la résilience : Chacun construit son identité en fonction de son expérience. Certains ont tellement souffert qu’ils projettent leur propre difficulté sur les autres, au lieu de leur offrir du soutien.
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Un besoin de légitimité : Quand on a dû se battre pour se faire accepter, on peut inconsciemment penser que ceux qui vivent leur transition autrement "n’ont pas assez souffert".
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Le manque d’information : Certaines idées reçues persistent, notamment sur la validité des solutions alternatives comme les packers ou les prothèses.
Comment réagir face à ces attaques ?
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Ne pas prendre ces critiques comme une vérité absolue : Chaque parcours est légitime. Ce n'est pas parce que quelqu'un rejette ton expérience qu'elle a moins de valeur.
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Poser des limites : Si une personne trans juge ou rabaisse ton parcours, il est tout à fait acceptable de ne pas lui donner de place dans ta vie.
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Informer et déconstruire : Parfois, les attaques viennent d'un manque d'information. Expliquer avec patience (si tu en as l'énergie) peut aider à changer les mentalités.
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Se concentrer sur la solidarité : Heureusement, beaucoup de personnes trans se soutiennent entre elles. Entoure-toi de celles et ceux qui comprennent et respectent ton parcours.
Conclusion : Unir plutôt que diviser
La communauté transgenre fait déjà face à de nombreux obstacles extérieurs. Se diviser à l’intérieur ne fait que renforcer les difficultés. Il est essentiel de respecter les parcours de chacun, qu’on choisisse une transition médicale complète ou non, qu’on utilise des prothèses ou non, qu’on se sente homme, non-binaire ou autre. Nous devons nous soutenir plutôt que nous juger.
Chez Transboutik, nous croyons en une communauté inclusive et solidaire. Chaque personne trans mérite de vivre son identité avec respect et dignité. Peu importe ton parcours, tu es valide.



